Programme de réussite éducative - Cappeds
Introduction
Dans la dynamique de donner une réponse à la question qui est posée dans
la partie Psychologie
générale de l’élève, à savoir, « pourquoi donc il y a des élèves en difficulté malgré ce bel
aménagement du système scolaire français ? », il est nécessaire de proposer une stratégie basée
sur le traitement des problèmes des élèves en difficulté scolaire au « cas par cas ». Nous avons
remarqué que, compte tenu de la complexité de ce qu’est la difficulté scolaire, une définition
exacte n’a pas pu être donnée au phénomène. Ainsi, il faut comprendre par là que la source
de difficulté de chaque enfant est différente, en allant du principe que l’environnement de l’
élève en difficulté scolaire (prouvé par la majeure partie des acteurs) est la cause principale
de ses difficultés ; c'est-à-dire qu’on ne peut pas se servir de la difficulté d’un enfant pour
traiter celle d’un autre, même si leur niveau de retard semble le même.
En d’autres termes, par exemple, deux enfants peuvent ne pas avoir un bon niveau d’écriture en classe, il se trouve que l’un ait un problème de santé particulier non décelé, et l’autre un problème de repos à la maison qui leur empêchent à chacun de son côté de se concentrer sur l’ apprentissage de l’écriture. On va beau dire que ces enfants ont des problèmes mais si on ne se concentre pas sur leurs environnements particuliers, on ne pourra pas comprendre les troubles particuliers qui les affectent. Il faut alors leur appliquer à chacun de son côté la "théorie de différenciation" introduite par le sociologue suisse Philippe PERRENOUD.
Vu la complexité de la difficulté de l’élève, il faut l’apport de plusieurs entités différentes pour apporter les solutions particulières aux difficultés particulières de chaque sujet. Parmi spécialistes, nous avons : des enseignants, des assistants sociaux des éducateurs spécialisés, médecins et des psychologues. Tous ces spécialistes travailleront concomitamment avec les enseignants titulaires et les parents d’élèves afin de venir à bout des problèmes qui affectent l’évolution de l’élève, et lui éviter un éventuel échec scolaire ou le décrochage pur et simple.
En d’autres termes, par exemple, deux enfants peuvent ne pas avoir un bon niveau d’écriture en classe, il se trouve que l’un ait un problème de santé particulier non décelé, et l’autre un problème de repos à la maison qui leur empêchent à chacun de son côté de se concentrer sur l’ apprentissage de l’écriture. On va beau dire que ces enfants ont des problèmes mais si on ne se concentre pas sur leurs environnements particuliers, on ne pourra pas comprendre les troubles particuliers qui les affectent. Il faut alors leur appliquer à chacun de son côté la "théorie de différenciation" introduite par le sociologue suisse Philippe PERRENOUD.
Vu la complexité de la difficulté de l’élève, il faut l’apport de plusieurs entités différentes pour apporter les solutions particulières aux difficultés particulières de chaque sujet. Parmi spécialistes, nous avons : des enseignants, des assistants sociaux des éducateurs spécialisés, médecins et des psychologues. Tous ces spécialistes travailleront concomitamment avec les enseignants titulaires et les parents d’élèves afin de venir à bout des problèmes qui affectent l’évolution de l’élève, et lui éviter un éventuel échec scolaire ou le décrochage pur et simple.
1. Influence de l’environnement sur la difficulté de l’élève et implication de nouveaux partenaires
En fonction des sources de difficulté des élèves, hors de la classe,
passons à une stratégie
d’évaluation stricto sensu des problèmes de l’élève en difficulté. Cette stratégie est portée sur
l’implication de tous les partenaires de suivi de l’enfant au sens de Paul Durning : « le
partenariat
consiste pour les partenaires de proposer une définition conjointe des objectifs et des moyens à
mettre
en œuvre pour les atteindre ».
Dans toutes les études faites sur les difficultés scolaires, les partenaires cités sont les
enseignants
et les parents d’élèves, or dans certains cas, ces partenaires jouent leur rôle à la perfection mais
cela n’empêche pas que l’élève soit au finish en échec scolaire. C’est pourquoi, il faut impliquer
d’autres partenaires qui influent sur la vie de l’enfant hors de la classe. Ces nouveaux partenaires
sont : les frères et sœurs (en général les aînés), les copains de cours d’école, les copains de
quartier, et le club de pratiques extra-scolaires (sport, musique, art…). À ces nouveaux
partenaires, il
faut ajouter l’élève et ses ambitions, et ses projections ; sans pour autant ne pas occulter le «
paradigme de la reproduction » au sens positif.
1.1 Influence des frères et soeurs sur l’élève
On est d’accord que la réussite de l’aîné de la famille dans les études,
en général, peut avoir une
grande influence sur ses cadets. Tout d’abord, il leur deviendra un modèle ; puis il pourra leur être un soutien scolaire ; et enfin il pourra leur prodiguer des conseils et des astuces. Ce processus ne peut-être définitif que si les parents responsabilisent l’aîné au regard de ses frères, et mettent en demeure les cadets de respecter et suivre leur aîné.
Souvent, il arrive que ce processus n’ait pas d’effet sur certains enfants. Cela peut résulter de troubles pathologiques qui affecteraient l’enfant. En ce moment, il faut chercher les solutions au niveau médical ou psychologique.
Dans les conditions où le ou les aînés de l’élève en difficulté scolaire ne peuvent lui être d’aucun soutien alors que les parents en sont de même incapables, il faut aider tous les enfants en difficulté dans la famille sinon l’élève pourrait faire une rechute car il prendrait le travail pour une pénitence. Par conséquent, la recherche de solutions aux problèmes d’un élève entrainera le repérage de celui de ses frères en difficulté.
grande influence sur ses cadets. Tout d’abord, il leur deviendra un modèle ; puis il pourra leur être un soutien scolaire ; et enfin il pourra leur prodiguer des conseils et des astuces. Ce processus ne peut-être définitif que si les parents responsabilisent l’aîné au regard de ses frères, et mettent en demeure les cadets de respecter et suivre leur aîné.
Souvent, il arrive que ce processus n’ait pas d’effet sur certains enfants. Cela peut résulter de troubles pathologiques qui affecteraient l’enfant. En ce moment, il faut chercher les solutions au niveau médical ou psychologique.
Dans les conditions où le ou les aînés de l’élève en difficulté scolaire ne peuvent lui être d’aucun soutien alors que les parents en sont de même incapables, il faut aider tous les enfants en difficulté dans la famille sinon l’élève pourrait faire une rechute car il prendrait le travail pour une pénitence. Par conséquent, la recherche de solutions aux problèmes d’un élève entrainera le repérage de celui de ses frères en difficulté.
1.2 Influence des copains de la cour d’école sur l’élève
Cet aspect se ressent le plus au collège. Un élève, devenu adolescent,
qui n’a jamais connu de
difficulté scolaire peut voir son niveau chuté fortement à cause de ses fréquentations dans la cour
d’école. La cour d’école est le lieu le plus important dans le quotidien de l’élève après la classe
et
la maison. C’est le lieu où il a droit de dire ou de regarder tous les interdits sans que personne
ne
l’en dissuade, tant qu’il ne cause pas nuisance sonore autour de lui. Le phénomène d’aggravation de
la
difficulté scolaire s’est beaucoup accentué avec l’avènement des smartphones, bien que la loi tant à
restreindre leur usage au primaire et au collège (L511-5 du code de l’éducation).
L’influence de la cour d’école sur la vie scolaire de l’élève peut se voir de deux façons :
L’influence de la cour d’école sur la vie scolaire de l’élève peut se voir de deux façons :
L’élève est entouré d’autres élèves en difficulté
scolaire qui l’incitent à ne
plus faire d’efforts dans le travail à l’école. Dans ces conditions, il faut repérer ses copains les
plus
proches et les aider
sinon, tout comme pour les frères, ce serait une aide limitée dans le temps car ses copains pourront
encore influencer sa mise à niveau ; en ce moment, une rechute pourrait-être incurable, et conduire
à
l’échec scolaire ;
L’élève est harcelé par d’autres élèves qui ne
sont pas ses copains. Ce sont
des influences qui peuvent affecter psychologiquement l’élève. Les attaques peuvent être verbales,
physiques ou psychologiques. En France, environ un élève sur dix subit ce genre de violence au
quotidien
avec des séquelles et conséquences telles que lésions, marques corporelles issues de bagarres ou de
jeux
dangereux ; ou moins visibles : difficultés de concentration, problèmes de sommeil, estime de soi
qui
s’affaiblit. L’enfant harcelé va s’isoler lentement car ses camarades ne le soutiennent pas, et les
adultes sont peu présents. La culpabilité, la honte peuvent mener soit à un comportement social
violent
soit à un repli et un décrochage scolaire. Trois caractéristiques décrivent parfaitement le
harcèlement
scolaire :
La répétition : la violence est répétée, reproduite, réitérée sur une longue période rendant la vie de l’enfant infernale pendant des jours et des jours.
Le rapport de domination est imposé de façon insistante. Il y a un abus de pouvoir, une prise de pouvoir d’un enfant sur un autre. L’agression se fait d’un élève plus « fort » contre un élève plus « faible » ou ayant des difficultés à se défendre dans cette situation ; ou d’un groupe contre un élève isolé ; ou encore des plus âgés contre des plus jeunes.
L’intention de nuire : le « jeu » qui n’est pas au départ malveillant ou blessant, le devient lorsque le processus s’installe dans la durée. L’agresseur a l’intention délibérée de nuire même s’il prétexte presque toujours que c’est un « simple jeu », « c’est pour rire ».
Dans ces conditions, il va falloir travailler sur l’estime-de-soi de l’élève. Il faut en outre procéder au repérage ses détracteurs les plus acharnés. Faire un travail psychologique avec eux et l’élève en difficulté scolaire afin qu’ils le ne refassent rechuter. En ce moment la collaboration avec le surveillant de l’école est cruciale car il est le maître de lieu.
La répétition : la violence est répétée, reproduite, réitérée sur une longue période rendant la vie de l’enfant infernale pendant des jours et des jours.
Le rapport de domination est imposé de façon insistante. Il y a un abus de pouvoir, une prise de pouvoir d’un enfant sur un autre. L’agression se fait d’un élève plus « fort » contre un élève plus « faible » ou ayant des difficultés à se défendre dans cette situation ; ou d’un groupe contre un élève isolé ; ou encore des plus âgés contre des plus jeunes.
L’intention de nuire : le « jeu » qui n’est pas au départ malveillant ou blessant, le devient lorsque le processus s’installe dans la durée. L’agresseur a l’intention délibérée de nuire même s’il prétexte presque toujours que c’est un « simple jeu », « c’est pour rire ».
Dans ces conditions, il va falloir travailler sur l’estime-de-soi de l’élève. Il faut en outre procéder au repérage ses détracteurs les plus acharnés. Faire un travail psychologique avec eux et l’élève en difficulté scolaire afin qu’ils le ne refassent rechuter. En ce moment la collaboration avec le surveillant de l’école est cruciale car il est le maître de lieu.
1.3 Influence des copains de quartier de l’élève
En créant en 1981 les zones d’éducation prioritaire (ZEP), qui depuis
2014 ont été reformé en réseau
d’éducation prioritaire (REP), l’État veut réduire les inégalités. Les critères sur lesquels se
fondent
les REP sont :
Le taux de catégories
socio-professionnelles défavorisées ;
Le taux d'élèves boursiers
;
Le taux d'élèves résidant dans une
zone
urbaine sensible (ZUS) ;
Le taux d'élèves ayant redoublé
avant la sixième.
Parmi ces quatre paramètres, le plus important à retenir est la
résidence des élèves dans les ZUS. Ces
zones sensibles sont caractérisées par un taux de chômage élevé des jeunes et des difficultés
d’insertions de ces jeunes. Les jeunes qui vivent dans ces lieux sont en proie à la pauvreté et au
risque d’exclusion. Dans l’hexagone, on compte, selon les estimations, une population de 20 734 612
habitants dans ces zones dont 2 676 739 habitants rien qu’en Ile-deFrance. Un enfant qui habite
les
quartiers dit sensibles a beaucoup de chances de prendre pour modèles des personnes qui ont connu
l’échec scolaire. En général, il côtoie des amis qui ne vont plus ou presque pas à l’école. Pour cet
enfant, l’assiduité à l’école peut devenir une pénitence. Par conséquent, il risque de se diriger
vers
l’échec scolaire.
Avec ces enfants, puisqu’on ne peut pas les enlever de leurs quartiers, il faut faire un travail sérieux de responsabilisation qui les rendra plus matures en les mettant en face d’un tableau des personnes qui ont réussi en ayant grandi dans des quartiers semblables aux leurs, et qui ont réussi grâce à leur assiduité à l’école.
Avec ces enfants, puisqu’on ne peut pas les enlever de leurs quartiers, il faut faire un travail sérieux de responsabilisation qui les rendra plus matures en les mettant en face d’un tableau des personnes qui ont réussi en ayant grandi dans des quartiers semblables aux leurs, et qui ont réussi grâce à leur assiduité à l’école.
1.4 Club de pratiques d’activités extra-scolaires (sport, musique, art…)
Vu le nombre de sportifs, de musiciens et d’artistes qui réussissent de
nos jours, et qui s’en sortent
avec des revenus mirobolants, il n’est pas facile de dissuader un enfant de rêver. Ce qu’il faut
comprendre, c’est que, souvent, ces personnes monnayent leur réussite avec l’abandon des classes.
Comment faire comprendre à un enfant que, à l’immense majorité, il ne peut-être comme ce sportif
sans
baccalauréat, venu d’un quartier sensible mais qui touche plus d’un million d’euros par mois rien
qu’en
jouant au football ; ce sportif faisant gérer toutes ses affaires pas des personnes qu’il paie sans
lever le pouce ? C’est n’est pas facile. Il faut faire un travail en amont qui va consister à lui
dépeindre des personnes qui ont voulu être comme ce sportif et qui ont échoué, et dont la réussite
dans
les études leur a permis de réussir dans la vie.
Lui faire comprendre également qu’on peut s’intéresser au sport et aller à l’école en même temps, et pourquoi pas réussir dans les deux. D’ailleurs, des recherches en psychologie ont démontré que le sport de compétition est un moyen de valorisation du sentiment de compétence chez les enfants et les adolescents. Cette valorisation semble particulièrement opportune pour les élèves en échec scolaire présentant souvent un faible sentiment de compétence. La motricité étant moins affectée par les inégalités sociales, économiques et culturelles que l’abstraction linguistique ou logico-mathématique, il parait légitime de penser que les pratiques sportives compétitives constituent un support probant de valorisation de soi chez les adolescents en difficulté scolaire.
Lui faire comprendre également qu’on peut s’intéresser au sport et aller à l’école en même temps, et pourquoi pas réussir dans les deux. D’ailleurs, des recherches en psychologie ont démontré que le sport de compétition est un moyen de valorisation du sentiment de compétence chez les enfants et les adolescents. Cette valorisation semble particulièrement opportune pour les élèves en échec scolaire présentant souvent un faible sentiment de compétence. La motricité étant moins affectée par les inégalités sociales, économiques et culturelles que l’abstraction linguistique ou logico-mathématique, il parait légitime de penser que les pratiques sportives compétitives constituent un support probant de valorisation de soi chez les adolescents en difficulté scolaire.
2. Les outils de mise en niveau de l’élève en difficulté scolaire
Après avoir modestement énuméré les facteurs pouvant affecter
l’intégrité d’un élève à pouvoir se
concentrer en classe, indiquons maintenant quels outils permettent de venir en aide aux enfants en
difficulté scolaire, y compris les rôles des entités devant intervenir dans ce processus. Parmi les
spécialistes devant intervenir, on a : des médecins, des psychologues scolaires, des orthophonistes,
des
éducateurs spécialisés, assistants sociaux et des professeurs des écoles (et des enseignants
spécialisés). Après diagnostics, l’élève sera dirigé vers des structures appropriées qui permettront
de
lui venir en aide et combler le vide qui l’empêche d’être au niveau de sa classe. L’ordre donné ici
n’est pas exhaustif car un élève en difficulté n’est pas obligé de passer par toutes les étapes qui
seront citées.
2.1 Appareil législatif, le PPRE (Programme Personnalisé de Réussite Educative)
Article L311-3-1 du code de l'éducation
Créé par LOI n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 16 JORF 24 avril 2005
À tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu'un
élève risque de ne pas maîtriser les
connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur
d'école ou le chef
d'établissement propose aux parents ou au responsable légal de l'élève de mettre
conjointement en place
un programme personnalisé de réussite éducative .
Article L311-3-1 du code de l'éducation Modifié par LOI n°2013-595 du 8 juillet 2013 – art. 36
À tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu'un
élève risque de ne pas maîtriser les
connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur
d'école ou le chef
d'établissement met en place, dans les conditions fixées par le ministre chargé de
l’éducation nationale,
des dispositifs d’aide qui peuvent prendre la forme d’un programme
personnalisé de réussite
éducative . Le directeur d’école ou le chef d’établissement associe les parents ou le
responsable légal
de l’élève à la mise en place du dispositif.
Article L311-7 du code de l'éducation Modifié par LOI n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 17 JORF 24 avril 2005
Durant la scolarité, l'appréciation des aptitudes et de l'acquisition
des connaissances s'exerce par un
contrôle continu assuré par les enseignants sous la responsabilité du directeur ou du chef
d'établissement.
Au terme de chaque année scolaire, à l'issue d'un dialogue et après avoir recueilli l'avis des parents ou du responsable légal de l'élève, le conseil des maîtres dans le premier degré ou le conseil de classe présidé par le chef d'établissement dans le second degré se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de l'élève. S'il l'estime nécessaire, il propose la mise en place d'un dispositif de soutien, notamment dans le cadre d'un programme personnalisé de réussite éducative.
Article L311-7 du code de l'éducation Au terme de chaque année scolaire, à l'issue d'un dialogue et après avoir recueilli l'avis des parents ou du responsable légal de l'élève, le conseil des maîtres dans le premier degré ou le conseil de classe présidé par le chef d'établissement dans le second degré se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de l'élève. S'il l'estime nécessaire, il propose la mise en place d'un dispositif de soutien, notamment dans le cadre d'un programme personnalisé de réussite éducative.
Modifié par LOI n°2013-595 du 8 juillet 2013 - art. 37
Durant la scolarité, l'appréciation de l'acquisition progressive des
connaissances et des compétences
s'exerce par un contrôle continu assuré par les enseignants sous la responsabilité du directeur ou
du
chef d'établissement.
Au terme de chaque année scolaire, à l'issue d'un dialogue et après avoir recueilli l'avis des parents ou du responsable légal de l'élève, le conseil des maîtres dans le premier degré ou le conseil de classe présidé par le chef d'établissement dans le second degré se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de l'élève. S'il l'estime nécessaire, il propose la mise en place d'un dispositif de soutien, notamment dans le cadre d'un programme personnalisé de réussite éducative ou d'un plan d'accompagnement personnalisé . Le redoublement ne peut être qu'exceptionnel.
Au terme de chaque année scolaire, à l'issue d'un dialogue et après avoir recueilli l'avis des parents ou du responsable légal de l'élève, le conseil des maîtres dans le premier degré ou le conseil de classe présidé par le chef d'établissement dans le second degré se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de l'élève. S'il l'estime nécessaire, il propose la mise en place d'un dispositif de soutien, notamment dans le cadre d'un programme personnalisé de réussite éducative ou d'un plan d'accompagnement personnalisé . Le redoublement ne peut être qu'exceptionnel.
En 2005, la loi était claire : les chefs d’établissement sont mis en
demeure de mettre en place un
dispositif d’aide personnalisée aux élèves déclarés en grande difficulté scolaire, dit PPRE. Sauf
que
les élèves en grande difficulté se trouvent, beaucoup souvent, dans les REP, aux portes desquels
trop
peu de professionnels de l’éducation se bousculent. Au contraire, ceux-ci font leur possible pour
déserter ces lieux, compte tenu des innombrables facteurs socio-culturels issus des représentations
que
se font la majeure partie des Français sur ces endroits de la République ; et ce, malgré les
avantages
économiques spécifiques à y travailler.
Alors, comment mettre en place un programme si on n’a pas de ressources humaines pour l’étayer ?
En 2013, la loi est modifiée pour instaurer d’autres termes, afin de rendre les exigences plus souples. Elle n’oblige plus les chefs d’établissement à mettre en place les PPRE, comme défini avant, mais les programmes adoptés doivent être semblables. Et, au ministère de définir la forme que doivent prendre les PPRE. Un autre problème surgit car le décret d’application exige que l’essentiel des actions du programme soit conduit au sein de la classe. Ce qui démontre que les responsables d’établissement sont toujours directement responsables de la prise en charge de ces élèves, par des ressources propres. Par ailleurs, en rendant le redoublement exceptionnel (article L311-7 du code de l’éducation), c’est-à-dire au bon vouloir des parents d’élèves, devenus un partenaire primordial dans le suivi des élèves, le fossé de la difficulté scolaire n’a fait que se creuser car rares sont les parents qui conçoivent le fait de voir leur enfant reprendre une classe mal assimilée. Cette dernière mesure a pour ressort de rendre encore la tâche des écoles compliquée.
La forme que le Ministère en charge de l’Éducation National a donnée conformément à l’article 311-3-1 du code de l’éducation (modifié) est la suivante :
voir : http://eduscol.education.fr/cid50680/les-programmes-personnalises-de-reussiteeducative-ppre.html
Les dispositions données aux PPRE concernent trois partenaires, à savoir : l’élève lui-même, le ou les enseignants et les parents d’élèves. En vertu des dispositions législatives et administratives, le programme d’aide aux enfants en difficultés scolaires proposé est structuré de la façon suivante :
voir : Schema de prise en charge de l'élève en difficulté
En 2013, la loi est modifiée pour instaurer d’autres termes, afin de rendre les exigences plus souples. Elle n’oblige plus les chefs d’établissement à mettre en place les PPRE, comme défini avant, mais les programmes adoptés doivent être semblables. Et, au ministère de définir la forme que doivent prendre les PPRE. Un autre problème surgit car le décret d’application exige que l’essentiel des actions du programme soit conduit au sein de la classe. Ce qui démontre que les responsables d’établissement sont toujours directement responsables de la prise en charge de ces élèves, par des ressources propres. Par ailleurs, en rendant le redoublement exceptionnel (article L311-7 du code de l’éducation), c’est-à-dire au bon vouloir des parents d’élèves, devenus un partenaire primordial dans le suivi des élèves, le fossé de la difficulté scolaire n’a fait que se creuser car rares sont les parents qui conçoivent le fait de voir leur enfant reprendre une classe mal assimilée. Cette dernière mesure a pour ressort de rendre encore la tâche des écoles compliquée.
La forme que le Ministère en charge de l’Éducation National a donnée conformément à l’article 311-3-1 du code de l’éducation (modifié) est la suivante :
voir : http://eduscol.education.fr/cid50680/les-programmes-personnalises-de-reussiteeducative-ppre.html
Les dispositions données aux PPRE concernent trois partenaires, à savoir : l’élève lui-même, le ou les enseignants et les parents d’élèves. En vertu des dispositions législatives et administratives, le programme d’aide aux enfants en difficultés scolaires proposé est structuré de la façon suivante :
voir : Schema de prise en charge de l'élève en difficulté
2.2 Programme d’accompagnement de l’élève en difficulté scolaire
Dans le suivi proposé, donnons une précision de taille ! En effet,
lorsque l’élève est assidu en classe
mais qu’il n’arrive pas à suivre la classe, l’équipe pédagogique en charge de l’élève déclare ses
difficultés à ses supérieurs. L’élève est alors mise à la disposition d’une équipe médicale et
psychologique pour diagnostiquer si l’élève ne souffre pas de troubles de santé physique ou
psychologique. Le programme suivant n’est adoptable que lorsque l’élève est assidu en classe, donc
n’a
pas décroché, et qu’il ne souffre pas de troubles de santé particuliers conséquents, qui est du
ressort
de l’hôpital car il y déjà des dispositions spécifiques pour ces cas. Ainsi, selon le dernier
schéma,
lorsque que l’élève est déclaré en difficulté scolaire mais n’a pas décroché et ne souffre pas de
troubles de santé particuliers, le programme est organisé de la façon suivante :
1. Diagnostic de la difficulté scolaire chez l’élève ;
2. Mise en place d’un PPRE ou PAP;
3. Accompagnement psychologique
;
4. Accompagnement pédagogique.
,2.2.1 Diagnostic de la difficulté scolaire chez l’élève
Les spécialistes en charge de cette phase de suivi sont : l’équipe
pédagogique de l’école ou du collège,
le psychologue scolaire et le médecin.
2.2.1.1 L’équipe pédagogique de l’école ou du collège et le médecin
Lorsque l’équipe pédagogique estime que l’élève est en grande
difficulté, après des évaluations
pédagogiques, elle informe sa hiérarchie de son constat. Et ce, comme le stipule le décret
d’application
de la loi (D311-13 du code de l’éducation) : « Les élèves dont les difficultés scolaires
résultent
d'un
trouble des apprentissages peuvent bénéficier d'un plan d'accompagnement personnalisé prévu à
l'article
L.311-7, après avis du médecin de l'éducation nationale. Il se substitue à un éventuel programme
personnalisé de réussite éducative. Le plan d'accompagnement personnalisé définit les mesures
pédagogiques qui permettent à l'élève de suivre les enseignements prévus au programme
correspondant
au
cycle dans lequel il est scolarisé. Il est révisé tous les ans. »
2.2.2 Mise en place du programme de suivi de l’élève en difficulté scolaire (PPRE ou PAP) par le chef d’établissement sur la base d’un suivi hors de l’établissement
En application de l’article L311-3-1 du code de l’éducation,
les chefs d’établissement sont
tenus de
mettre en place un dispositif apparenté au PPRE. Ce dispositif doit inclure les parents d’élève ou
les
représentants légaux et l’équipe pédagogique.
Bien que le décret d’application de la loi sur la réforme du code de l’éducation n’en fait pas allusion, en vertu de l’article L111 alinéas 4 et 5 du même code , les chefs d’établissement peuvent demander aux instances décisionnelles de leur venir en aides dans le financement de la prise en charge des élèves en difficulté en dehors de la classe.
En outre, ils peuvent aussi se servir des acquis législatives pour demander aux collectivités territoriales, aux établissements publics de coopération intercommunale et les caisses des écoles de financer la prise en charge des élèves déclarés en grande difficulté (article L533-1 du code de l’éducation).
Ainsi, le cas échéant, ce programme pourra répondre au suivi de l’élève en difficulté ; dans la mesure où un programme en dehors de l’école ne peut qu’être psychologiquement bénéfique pour l’élève car il se retrouvera dans un nouveau cadre, certes moins familier, mais où il pourra s’exprimer différemment et être en compagnie d’autres élèves qui lui ressemblent. Il faut préciser que le programme ne coupera pas totalement l’élève de l’école mais un aménagement du temps sera équitablement établi afin de garantir sa "stabilité cognitive et psychologique". La période de prise en charge ne sera pas forcement la plus courte, comme le préconise la loi, mais dépendra du niveau de difficulté de l’élève.
Bien que le décret d’application de la loi sur la réforme du code de l’éducation n’en fait pas allusion, en vertu de l’article L111 alinéas 4 et 5 du même code , les chefs d’établissement peuvent demander aux instances décisionnelles de leur venir en aides dans le financement de la prise en charge des élèves en difficulté en dehors de la classe.
En outre, ils peuvent aussi se servir des acquis législatives pour demander aux collectivités territoriales, aux établissements publics de coopération intercommunale et les caisses des écoles de financer la prise en charge des élèves déclarés en grande difficulté (article L533-1 du code de l’éducation).
Ainsi, le cas échéant, ce programme pourra répondre au suivi de l’élève en difficulté ; dans la mesure où un programme en dehors de l’école ne peut qu’être psychologiquement bénéfique pour l’élève car il se retrouvera dans un nouveau cadre, certes moins familier, mais où il pourra s’exprimer différemment et être en compagnie d’autres élèves qui lui ressemblent. Il faut préciser que le programme ne coupera pas totalement l’élève de l’école mais un aménagement du temps sera équitablement établi afin de garantir sa "stabilité cognitive et psychologique". La période de prise en charge ne sera pas forcement la plus courte, comme le préconise la loi, mais dépendra du niveau de difficulté de l’élève.
2.2.3 Accompagnement psychologique de l’élève en difficulté scolaire, assidu en classe et en bonne santé physique (60 heures)
Si l’élève ne souffre pas de troubles sévères dus à sa santé physique ou
mentale, s’il est assidu en
classe, il arrive souvent que son entourage ne soit pas la cause de ses problèmes mais qu’il
présente un
manque de confiance en soi et des troubles cognitifs et/ou psychologiques. Par conséquent, cette
étape
pourrait-être très courte, bien qu’elle soit inéluctable car d’elle dépend la seconde orientation de
l’élève en difficulté ; c'est-à-dire dans la phase pédagogique.
Cette étape vaut son pesant d’or si la difficulté résulte de l’entourage de l’élève. Les catégories de personnes qui rentrent dans ce cadre, en plus des parents d’élève, sont celles citées plus haut, à savoir, les nouveaux partenaires (les frères et sœurs, les copains de cour d’école, les copains de quartier, et le club de pratiques extra-scolaires).
Il faut préciser cependant que cette étape n’est pas la moins facile dans la mesure où certains parents des milieux défavorisés sont enclins à se méfier des suivis thérapeutiques psychologiques car ils n’aiment pas l’intrusion dans leur intimité, souvent par des principes culturels et/ou religieux. C’est pourquoi, il faut trouver des professionnels qui se présenteront à eux, qui pourraient les mettre en confiance et ainsi obtenir une ouverture qui facilitera le travail de longue haleine du suivi de leur enfant.
Le/la psychologue, l’assistant(e) social(e) et l’éducateur(trice) sont les plus importants dans ce cadre. Leurs missions
consistent à :
1. Responsabiliser les parents ; leur faire comprendre qu’ils ont un rôle important à jouer dans le suivi de leur enfant, et ce, qu’ils aient un parcourt scolaire ou pas ; qu’ils doivent contrôler ses moindres faits et gestes ; que si toutefois ils ont des compétences intellectuelles, que leur aide est important dans l’apprentissage de l’enfant ; dans le cas contraire, qu’ils doivent trouver quelqu’un pour leur aider à l’aider à faire ses devoirs, ou bien s’assurer qu’il soit bien inscrit à "l’étude" ; et en fin, contrôler son assiduité en classe ;
2. Déterminer si la famille comprend une fratrie ; évaluer le cas échéant la situation des frères ; s’il y a un ou des aînés capables d’aider l’élève dans son suivi, et voir s’il peut les prendre en bon exemple ; comprendre si des frères n’influent pas négativement sur sa difficulté ; et dans le cas où ils n’auraient pas décroché, définir éventuellement un programme pour aider les frères en difficulté scolaire afin d’éviter sa rechute ;
3. Chercher à savoir si des copains de cour d’école n’influent pas sur sa difficulté par des mauvaises exhortations ou le harcèlement ; comprendre si les premiers ne l’influencent pas par leur difficulté scolaire, le cas échéant, définir un programme pour leur venir en aide afin de ne pas le faire rechuter ; pour les seconds, les repérer tous, et les mettre en face de leurs responsabilités à travers un programme incluant l’école et leurs parents ;
4. Comprendre s’il n’a pas de mauvaise fréquentation dans le quartier ; le cas échéant travailler sur sa maturité en redessinant un nouveau tableau des personnes sur qui il doit prendre l’exemple dans le quartier ; c'est-à-dire des personnes qui ont grandi dans le même quartier et qui ont pu mieux s’en sortir en suivant une bonne scolarité ; et mettre un programme pour trouver ce type de personne. L’accompagnement psychologique peut durer tout au long de la reconstruction de l’élève. Elle peut être courte si l’enfant n’a pas de sérieux problèmes dans son environnement qui influenceraient son apprentissage.
Cette étape vaut son pesant d’or si la difficulté résulte de l’entourage de l’élève. Les catégories de personnes qui rentrent dans ce cadre, en plus des parents d’élève, sont celles citées plus haut, à savoir, les nouveaux partenaires (les frères et sœurs, les copains de cour d’école, les copains de quartier, et le club de pratiques extra-scolaires).
Il faut préciser cependant que cette étape n’est pas la moins facile dans la mesure où certains parents des milieux défavorisés sont enclins à se méfier des suivis thérapeutiques psychologiques car ils n’aiment pas l’intrusion dans leur intimité, souvent par des principes culturels et/ou religieux. C’est pourquoi, il faut trouver des professionnels qui se présenteront à eux, qui pourraient les mettre en confiance et ainsi obtenir une ouverture qui facilitera le travail de longue haleine du suivi de leur enfant.
Le/la psychologue, l’assistant(e) social(e) et l’éducateur(trice) sont les plus importants dans ce cadre. Leurs missions
consistent à :
1. Responsabiliser les parents ; leur faire comprendre qu’ils ont un rôle important à jouer dans le suivi de leur enfant, et ce, qu’ils aient un parcourt scolaire ou pas ; qu’ils doivent contrôler ses moindres faits et gestes ; que si toutefois ils ont des compétences intellectuelles, que leur aide est important dans l’apprentissage de l’enfant ; dans le cas contraire, qu’ils doivent trouver quelqu’un pour leur aider à l’aider à faire ses devoirs, ou bien s’assurer qu’il soit bien inscrit à "l’étude" ; et en fin, contrôler son assiduité en classe ;
2. Déterminer si la famille comprend une fratrie ; évaluer le cas échéant la situation des frères ; s’il y a un ou des aînés capables d’aider l’élève dans son suivi, et voir s’il peut les prendre en bon exemple ; comprendre si des frères n’influent pas négativement sur sa difficulté ; et dans le cas où ils n’auraient pas décroché, définir éventuellement un programme pour aider les frères en difficulté scolaire afin d’éviter sa rechute ;
3. Chercher à savoir si des copains de cour d’école n’influent pas sur sa difficulté par des mauvaises exhortations ou le harcèlement ; comprendre si les premiers ne l’influencent pas par leur difficulté scolaire, le cas échéant, définir un programme pour leur venir en aide afin de ne pas le faire rechuter ; pour les seconds, les repérer tous, et les mettre en face de leurs responsabilités à travers un programme incluant l’école et leurs parents ;
4. Comprendre s’il n’a pas de mauvaise fréquentation dans le quartier ; le cas échéant travailler sur sa maturité en redessinant un nouveau tableau des personnes sur qui il doit prendre l’exemple dans le quartier ; c'est-à-dire des personnes qui ont grandi dans le même quartier et qui ont pu mieux s’en sortir en suivant une bonne scolarité ; et mettre un programme pour trouver ce type de personne. L’accompagnement psychologique peut durer tout au long de la reconstruction de l’élève. Elle peut être courte si l’enfant n’a pas de sérieux problèmes dans son environnement qui influenceraient son apprentissage.
2.2.4 Accompagnement pédagogique de l’élève en difficulté scolaire, assidu en classe et en bonne santé physique (190 heures)
Un enfant peut-être dans toutes les conditions suffisantes et
nécessaires pour son épanouissement et son
apprentissage scolaire, sans qu’il ne soit motivé. Il peut ainsi estimer que sa scolarité n’aura pas
d’influence dans sa réussite professionnelle et sociale future. Si le système éducatif ne peut pas
lui
fournir une réponse rapide, il prendra son apprentissage scolaire pour une garderie avant sa vie
professionnelle. Ce qui génère un échec scolaire à l’impact sérieusement négatif sur la société
(chômage, délinquance, problèmes de santé physique et mentale, exclusion sociale…). Afin d’éviter
qu’il
ne soit une charge pour la société, il faut agir très tôt pour éviter un éventuel décrochage
scolaire.
C’est dans la perspective de lutter sévèrement contre le décrochage scolaire que l’Etat français
prend
des dispositions législatives, depuis la démocratisation de l’école. Sauf que ces réponses
législatives
n’apportent pas de sérieuses solutions administratives pour juguler le problème. Les réformes ne
font
que s’appesantir sur les responsables d’établissement qui sont, en général, en manque d’effectifs,
surtout que le décrochage scolaire est le plus ressenti dans les zones de la République dites
Réseaux
d’Education Prioritaire (REP).
Lorsque sa difficulté scolaire est clairement avérée, non seulement, il faut essayer de mettre l’élève au niveau de sa classe mais aussi lui donner le goût d’aller à l’école en lui montrant les réels tenants et aboutissants de sa scolarisation ; lui montrer l’importance de son apprentissage dans sa vie professionnelle future. Ainsi, le programme proposé ici a pour conséquence de permettre à l’enfant d’être autonome et lui montrer que le chemin de l’école est la "base arrière de sa future réussite professionnelle, voire sociale".
Ainsi, le programme pédagogique proposé se répartit en quatre parties. Ces parties ne constituent pas des étapes exhaustives ; leur pratique et leur durée dépendront des problèmes particuliers de l’élève en difficulté car, rappelons-le, les difficultés scolaires sont intrinsèques à chaque élève. Les quatre étapes du programme sont (dans un ordre non exhaustif) : l’autonomisation, la mémorisation, la vulgarisation des fondamentaux de l’éducation et les sorties éducatives.
Le programme s’étale normalement sur une planche horaire moyenne de 190 heures d’accompagnement (soit à peu près trois mois de suivi). Durant cette période l’élève passera une partie du temps à l’école afin de préserver la cohésion avec le programme de l’école ou du collège. Il peut s’arrêter plus tôt ou se prolonger, selon son degré de réceptivité, qu’il soit au primaire comme au collège.
Lorsque sa difficulté scolaire est clairement avérée, non seulement, il faut essayer de mettre l’élève au niveau de sa classe mais aussi lui donner le goût d’aller à l’école en lui montrant les réels tenants et aboutissants de sa scolarisation ; lui montrer l’importance de son apprentissage dans sa vie professionnelle future. Ainsi, le programme proposé ici a pour conséquence de permettre à l’enfant d’être autonome et lui montrer que le chemin de l’école est la "base arrière de sa future réussite professionnelle, voire sociale".
Ainsi, le programme pédagogique proposé se répartit en quatre parties. Ces parties ne constituent pas des étapes exhaustives ; leur pratique et leur durée dépendront des problèmes particuliers de l’élève en difficulté car, rappelons-le, les difficultés scolaires sont intrinsèques à chaque élève. Les quatre étapes du programme sont (dans un ordre non exhaustif) : l’autonomisation, la mémorisation, la vulgarisation des fondamentaux de l’éducation et les sorties éducatives.
Le programme s’étale normalement sur une planche horaire moyenne de 190 heures d’accompagnement (soit à peu près trois mois de suivi). Durant cette période l’élève passera une partie du temps à l’école afin de préserver la cohésion avec le programme de l’école ou du collège. Il peut s’arrêter plus tôt ou se prolonger, selon son degré de réceptivité, qu’il soit au primaire comme au collège.
2.2.4.1 Autonomisation (20 heures)
Cette étape, comme son nom l’indique, a pour but de permettre à l’élève
d’être autonome. Une personne
autonome est par définition celle qui peut rechercher des solutions à ses propres problèmes sans
l’aide
d’une personne extérieure. L’ouverture du monde à Internet a permis de faciliter la culture. Un
simple
clic sur Google nous donne, en une fraction de seconde, une pile d’informations qui pourraient
nécessiter plus d’un mois de travail en bibliothèque. Aujourd’hui, avec la familiarité des enfants
avec
les appareils de connexion (smartphones, tablettes et ordinateurs), avec une simple exhortation, on
pourrait leur permettre d’être autonomes dans le suivi de leur apprentissage scolaire. On trouve
ainsi,
sur la plateforme Youtube par exemple, des tutoriels sur presque tout – en tout cas pour ce qui
concerne
les cours sur les fondamentaux de l’éducation.
Dans ce module, on travaillera d’abord pour montrer à l’élève que son appareil électronique de connexion peut l’aider à ne pas s’accrocher à quelqu’un d’autre que lui-même et le maître ou le professeur pour acquérir des connaissances. Puis comment il peut se donner soi-même des exercices de calculs, de maths ou de grammaire sans qu’il ait besoin d’une tierce personne pour les lui donner. Pour cela, on lui apprendra comment les maîtres ou les professeurs construisent leurs exercices avant de les lui donner. Cette étape lui donnera une certaine maturité et lui offrira une avance sur le programme, non pas en le rendant paresseux mais lui inculquer la culture de l’excellence : c’est le principe même de la théorie de différenciation scolaire.
Dans ce module, on travaillera d’abord pour montrer à l’élève que son appareil électronique de connexion peut l’aider à ne pas s’accrocher à quelqu’un d’autre que lui-même et le maître ou le professeur pour acquérir des connaissances. Puis comment il peut se donner soi-même des exercices de calculs, de maths ou de grammaire sans qu’il ait besoin d’une tierce personne pour les lui donner. Pour cela, on lui apprendra comment les maîtres ou les professeurs construisent leurs exercices avant de les lui donner. Cette étape lui donnera une certaine maturité et lui offrira une avance sur le programme, non pas en le rendant paresseux mais lui inculquer la culture de l’excellence : c’est le principe même de la théorie de différenciation scolaire.
2.2.4.2 Mémorisation (20 heures)
La mémoire est le facteur primordial chez l’intellectuel. La grande
caractéristique chez les enfants
intellectuellement précoces, les enfants dits "surdoués", est leur grande capacité de mémoire. Un
enfant
qui a une petite capacité de mémoire est logiquement considéré comme attardé.
Le meilleur élève ordinaire est celui qui mémorise facilement les procédés et les méthodes de travail du professeur. Les activités de mémorisation, si fondamentales pour l’efficacité de l’apprentissage, sont rarement pratiquées en classe. Des études effectuées par des chercheurs ont démontré que de très nombreux élèves, surtout au collège, ne savent pas mémoriser, et pratiquent mal la mémorisation à la maison. Et ce quelle que soit la zone géographique. Nous voilà face à la naissance de la difficulté scolaire.
Il ne s’agit pas ici de créer un cours particulier de mémorisation mais d’introduire des séances de mémorisation dans le programme afin de booster les capacités cognitives de l’élève et recentrer ses aptitudes de concentration en classe. Le dispositif mise en place est basé sur trois axes.
Le meilleur élève ordinaire est celui qui mémorise facilement les procédés et les méthodes de travail du professeur. Les activités de mémorisation, si fondamentales pour l’efficacité de l’apprentissage, sont rarement pratiquées en classe. Des études effectuées par des chercheurs ont démontré que de très nombreux élèves, surtout au collège, ne savent pas mémoriser, et pratiquent mal la mémorisation à la maison. Et ce quelle que soit la zone géographique. Nous voilà face à la naissance de la difficulté scolaire.
Il ne s’agit pas ici de créer un cours particulier de mémorisation mais d’introduire des séances de mémorisation dans le programme afin de booster les capacités cognitives de l’élève et recentrer ses aptitudes de concentration en classe. Le dispositif mise en place est basé sur trois axes.
1er axe : Expliquer aux élèves comment fonctionne leur mémoire
1. Les élèves entrent d’autant plus volontiers dans des
modalités différentes des pratiques
traditionnelles, qu’ils en connaîtront les raisons. Ils deviendront très majoritairement complices
et demandeurs des méthodes du professeur.
2. Ils se montrent généralement très intéressés de savoir
comment leur cerveau fonctionne. Le sujet
est fascinant et très à la mode.
3. Contribuer à briser les fausses idées sur le cerveau,
hélas immensément répandues.
2ème axe: Pratiquez des temps de mémorisation en cours
1. Les éléments « essentiels » d’un cours s’estompent
très
rapidement en mémoire de travail, et ne sont pas installés en mémoire à long terme :
données
sémantiques, éléments de méthodes, articulations de
raisonnements, clés de compréhension.
2. Un premier ancrage mnésique est essentiel
pour amorcer la
rétention à terme.
L’idéal est d’apprendre au moins deux fois le plus près possible du cours. C’est l’apprentissage
initial massé.
3. Mobiliser la mémoire à l’intérieur du
cours, c’est
également accroître le contrôle de la pensée,
donc développer l’indispensable attention des élèves qui est, rappelons le, le premier critère de la
réussite scolaire.
4. Les activités de mémorisation en cours représentent
une
belle opportunité pour les élèves,
d’apprendre à apprendre, de prendre de bonnes habitudes méthodologiques.
3ème axe: Accorder la plus grande importance à la révision des pré-requis
1. On connaît la fragilité des acquis
mémoriels qui tendent
tout naturellement à s’estomper au cours
des
jours, semaines et mois… Les pré-requis sont souvent très vite oubliés !
2. D’où l’importance du travail rigoureux sur le retour aux
pré-requis – trop souvent négligé – et qui
permettrait à tous les élèves de partir « autant que faire se peut » de la
même ligne de départ.
3. Cette préparation à l’abord d’un nouveau chapitre
contribue généralement à créer une motivation
supplémentaire pour l’élève.
2.2.4.3 La vulgarisation des fondamentaux de l’éducation scolaire (140 heures)
La vulgarisation est, par définition, toute action tendant à mettre à la disposition du grand public
des
connaissances techniques et scientifiques. On pourrait se poser la question de savoir qu’est-ce que
la
vulgarisation des fondamentaux vient faire ici ? Sauf que beaucoup d’élèves ont des difficultés avec
des
fondamentaux, ce qui les pousse à ne pas s’intéresser à ces disciplines. L’objectif n’est pas de
faire
réviser les élèves afin de leur mettre au niveau de leur classe mais comme il a été indiqué plus
haut,
c’est de les rendre plus matures en les expliquant les tenants et les aboutissants des disciplines
qu’ils rencontrent quotidiennement. Il ne s’agit pas non plus de traiter le programme de l’école
avec
lui mais l’aider à pouvoir suivre le reste de la classe, et aussi galvaniser ses compétences afin de
le
pousser vers l’excellence.
Dans ce module, on ne se contentera pas d’apprendre les fondamentaux aux élèves mais leur expliquer l’importance de ces disciplines dans chaque domaine de la vie pratique ; en gros, on va les leur démystifier. Cette vulgarisation permettra à l’élève en difficulté d’avoir du goût pour son apprentissage et lui préparer à se servir de ses acquis dans sa vie professionnelle future. Ainsi, pendant qu’on lui apprendra les disciplines, on lui expliquera, par exemple :
Dans ce module, on ne se contentera pas d’apprendre les fondamentaux aux élèves mais leur expliquer l’importance de ces disciplines dans chaque domaine de la vie pratique ; en gros, on va les leur démystifier. Cette vulgarisation permettra à l’élève en difficulté d’avoir du goût pour son apprentissage et lui préparer à se servir de ses acquis dans sa vie professionnelle future. Ainsi, pendant qu’on lui apprendra les disciplines, on lui expliquera, par exemple :
Le programme compte sept matières, dont deux en commun (grammaire et lecture), quatre pour l’école primaire (écriture et calculs) et cinq pour le collège (maths, physique-chimie et moral et civique).
Grammaire (primaire et collège) (40 heures)
1. Vulgarisation de la grammaire de la langue française
2. La phrase
- Définir une phrase ;
- Définir les unités syntaxiques (sujet, verbe,
complément) ;
- Apprendre à construire une phrase (la syntaxe) ;
- Connaître la différence entre juxtaposition,
coordination et
subordination ;
- Connaître la différence entre nom (propre et commun),
pronom,
verbe,
adjectif, déterminant,
ponctuation,
conjonction, adverbe et interjection.
3. Conjugaison
- Définir le verbe et ses trois groupes ;
- Connaître les sept modes de conjugaison et leurs
temps ;
- Conjugaison les verbes des différents groupes et
sortir la particularité commune de chacun ;
- Approfondir la conjugaison du troisième groupe ;
- Connaître les pronoms personnels ;
- Connaître les auxiliaires (avoir et être) et
comprendre les accords.
4. Les adjectifs
- Définir la fonction d’un adjectif dans la phrase ;
- Connaître la différence entre adjectif qualificatif,
relationnel et déterminatif ;
- Connaître la différence entre la fonction épithète et
attribut.
5. Les noms et substantifs
- Définir le substantif et sa place dans la phrase ;
- Connaître la différence entre nom propre et nom
commun ;
- Apprendre l’utilisation du nom en tant que sujet ou
complément ;
- Comprendre qu’est-ce qu’un groupe de nom et leur
construction.
6. Les déterminants, articles et pronoms
- Définir et faire la différence entre déterminant,
article et pronom, et définir leurs fonctions dans la
phrase ;
- Définir genre, nombre et personne ;
- Connaître leurs places dans la phrase ;
7. Analyse grammaticale
Ecriture (primaire) (40 heures)
- Expliquer la place de l’écriture dans la vie courante
malgré la présence de
l’ordinateur ;
- Tracer des lignes sans instruments géométriques ;
- Dessiner des courbes sans instruments géométriques ;
- Dessiner des cercles sans instruments géométriques ;
- Apprendre à écrire les lettres ;
- Apprendre à écrire des chiffres ;
- Faire la différence entre minuscule, majuscule et
capitale ;
- Apprendre à écrire les lettres majuscules et lettres
capitales ;
- Apprendre à écrire entre deux lignes ;
- Apprendre à écrire sur la ligne ; Apprendre à écrire
sans ligne ;
- ...
Lecture (primaire/collège) (30 heures /10 heures)
- Expliquer l’importance de la lecture dans la vie
courante ;
- Expliquer comment lire une phrase ordinaire ;
- Expliquer comment lire un poème et une fable ;
- Comment lire sans s’étouffer, en respectant les
ponctuations ;
- Comment lire un texte littéraire ;
- Comment lire un texte mathématique ;
- Comment lire un document scientifique ;
- Comment lire un roman ;
- Comment lire un journal ;
- Comment lire des textes juridiques ;
- Comment lire une notice (médicale et autre) ;
- Comment lire les conditions générales ;
- Comment lire un contrat de travail, bail, prêt et
d’assurance ;
- Comment lire une fiche de paie ;
- Comment lire une fiche de renseignement ;
- ...
Calculs (primaire) (30 heures)
L’objectif ici n’est pas de faire de l’élève de l’école primaire un
génie, mais de faire naître en lui
l’envie de travailler. Cette méthode lui permettra de comprendre l’importance des calculs dans la
vie
courante et de découvrir toutes les astuces lui facilitant les calculs. Et enfin prendre goût aux
disciplines scientifiques liées aux mathématiques.
- Expliquer l’impact des calculs dans la vie courante ;
- Apprendre à compter ;
- Apprendre à déchiffrer les nombres, et les grands
nombres ;
- Définir l’infini ;
- Comment apprendre facilement la table de
multiplication, en utilisant la loi de commutativité,
- utiliser des notions de raccourci :
a) Tout nombre fois zéro égal zéro ;
b) Tout nombre fois un égal lui-même ;;
c) Tout nombre fois dix égal "zéro ajouté à ce nombre"
;
d) A x B = B x A ;
e) Apprendre la table à partir de A x A car on connait
déjà A x A-1.
- Faire des opérations de calcul rapide ;
- Poser des opérations (addition, soustraction,
multiplication et division) ;
- Faire des calculs de logique du type a x X + b x Y =
c ;
- Résoudre des problèmes ;
- Faire des calculs de mesure de capacité (gramme,
litre, mètre) ;
- Faire des calculs de fraction pour l’initiation à la
règle de trois ;
- Faire des opérations de puissante division pour
obtenir des nombres décimaux à un dixième, un
centième, un millième… près
- Apprendre à utiliser les instruments géométriques
(règle, équerre, rapporteur, compas)
- ...
Maths (collège) (30 heures)
L’objectif ici n’est de faire de l’élève du collège un génie mais de lui donner l’envie de
travailler.
Cette méthode lui permettra de comprendre l’importance des mathématiques dans toutes les
disciplines,
même littéraires. Et enfin le préparer et lui donner envie de rentrer au lycée.
- Expliquer la place des mathématiques dans le monde
environnant ;
- Expliquer l’importance des mathématiques dans toutes
les disciplines ;
- Faire un bref tour sur les calculs du primaire ;
- Donner la différence entre l’algèbre et la géométrie
;
- Expliquer qu’est-ce qu’un théorème, un postulat et un
axiome ;
- Définir un ensemble et donner les différents
ensembles ;
- Définir union et interjection d’ensembles ;
- Définir les lois de distributivité, d’associativité
et de commutativité ;
- Expliquer les opérations de signes ;
- Définir et donner les identités remarquables ;
- Définir ce qu’est une équation ;
- Définir le degré d’une équation ;
- Expliquer ce qu’est une puissance et comment faire le
calcul de puissances ;
- Définir une fonction ;
- Définir et faire la différence entre une variable, un
paramètre, une constante, un argument ;
- Définir une fonction affine ;
- Donner les différentes fonctions ;
- Définir la dérivation ;
- Définir brièvement les opérateurs ;
- Définir le repère et donner les différents types de
repère ;
- Représenter des fonctions dans un repère orthonormé ;
- Définir les théorèmes de Thalès et de Pythagore et
leurs applications pratiques ;
- Définir le cercle trigonométrique et appliquer au
calcul de l’angle ;
- Définir le théorème des cosinus ;
- Définir les figures géométriques (triangle,
rectangle, parallélogramme) ;
- ...
Physique-Chimie (collège) (30 heures)
Comme il a été dit tantôt, l’objectif n’est pas de traiter ou réviser le programme du collège avec
l’élève en difficulté dans cette discipline mais de lui montrer son importance dans la vie courante
et
lui donner les outils nécessaires pour comprendre et pouvoir suivre le professeur en classe.
Chimie
- Vulgariser la chimie et expliquer son importance dans
la vie courante, par sa présence dans tous les
produits que nous utilisons quotidiennement ;
- Définir l’atome, la molécule, l’ion, l’électron, le
neutron et le proton ;
- Expliquer la configuration atomique et définir le
nuage électronique ;
- Expliquer le tableau périodique des éléments de
Mendeleïev ;
- Expliquer le mécanisme d’une réaction chimique ;
- Expliquer la différence entre réactifs et produits de
la réaction ;
- Comment équilibrer une équation de réaction ;
- Définir une grandeur physique ;
- Définir la concentration, la masse, la masse
volumique, masse molaire, le volume, nombre de mole ;
- Définir et faire la différence entre la solution, le
soluté et le solvant ;
- Définir un mélange homogène et hétérogène ; Définir
un gaz ;
- Expliquer qu’est-ce qu’une combustion (lente et vive)
;
- Définir et faire la particularité entre un acide et
une base ;
- Définir qu’est-ce qu’un composé organique et
qu’est-ce qu’un squelette carboné, et expliquer
l’importance des composés organiques dans notre quotidien ;
- Faire une brève description d’un acide fort, d’un
acide faible, d’une base forte et d’une base faible ;
- Expliquer la règle de trois, et comment déterminer la
valeur d’une grandeur numériquement ;
- ...
Physique
- Vulgariser la physique et expliquer son importance
dans la vie courante, et expliquer son importance
dans la description des phénomènes qui nous entourent ;
- Parler des grandes découvertes techniques et
technologiques qui ont révolutionnées le
monde à travers la physique : de la machine à vapeur jusqu’au smartphone ;
- Faire la différence entre une loi, un théorème et un
postulat ;
- Définir l’électricité et faire un parallèle avec
l’électron ;
- Expliquer la loi d’Ohm et son importance dans tout
dispositif électrique et électronique ;
- Définir les notions de tension, d’intensité, de
résistance, de puissance, et de travail ;
- Expliquer brièvement la notion de conductivité
électrique et de conducteur (métaux) ;
- Expliquer ce qu’est un circuit électrique ;
- Définir un montage et donner les différents types de
montage ;
- Expliquer la notion d’énergie électrique ;
- Définir la lumière et faire un bref aperçu sur la
notion d’onde-corpuscule ;
- Définir la source de lumière et la propagation
rectiligne ;
- Expliquer la loi de Descartes ;
- Expliquer qu’est-ce que rayon lumineux, indice,
milieu, réflexion, réfraction, milieu réfringent,
déviation de la lumière ;
- Définir la lentille, le foyer et l’image ;
- Définir la notion de force, et expliquer qu’est-ce
que la dynamique ;
- Donner la signification de la relation fondamentale
de la dynamique ;
- Expliquer la différence entre le poids et la masse,
et définir les autres forces ;
- Décrire comment faire l’inventaire des forces
appliquées à un corps ;
- Décrire un pendule ;
- Définir le référentiel, et donner la différence entre
les différents référentiels ;
- Définir la notion de vitesse, d’accélération, de
distance parcourue, et ressortir leur relation ;
- Définir la notion de chute libre ;
- Expliquer la notion de pesanteur, d’impesanteur et
d’accélération de la pesanteur ;
- Expliquer la notion de gravitation ;
- ...
Morale et civique (collège) (30 heures)
Comme il a été repris à maintes reprises dans ce document, il s’agit ici d’inculquer à l’élève les
valeurs qui permettront d’accroître sa sociabilité afin d’atteindre l’objectif de le rendre plus
mature
pour qu’il puisse se concentrer sur le chemin tracé pour son éducation, et l’accompagner dans sa vie
professionnelle future.
- Définir la morale et la notion qui l’entoure ;
- Définir et faire la différence entre droit et devoir
;
- Faire une différence entre droit et Droit ;
- Définir ce qu’est le citoyen et la citoyenneté ;
- Définir le principe de loi ;
- Définir les termes liberté, fraternité, travail,
solidarité, égalité, justice, société, et ressortir les
valeurs qui les entourent ;
- Définir et faire la différence entre les termes
délit, crime, et infraction ;
- Définir et faire la différence entre les termes
sanction, punition, condamnation, prison, contravention
et procès-verbal ;
- Définir et faire la différence entre police,
gendarmerie, tribunal et armée ;
- Expliquer ce qu’est le code en général, le code
pénal, et le code civil ;
- Définir la notion de pouvoir ;
- Expliquer le rôle des différents pouvoirs qui
constituent l’Etat (législatif, judiciaire et exécutif) ;
- Définir la République et donner les valeurs qui
l’entourent ;
- Définir et faire la différence entre salarié, patron
et syndicat ;
- Faire la différence entre fonctionnaire et salarié du
privé ;
- Expliquer la différence entre élève, étudiant,
apprenti et stagiaire ;
- Faire la différence entre maître, professeur,
enseignant ;
- Faire la différence entre salaire et revenu ;
- Définir et faire la différence entre taxe et impôt ;
- Définir et faire la différence entre entreprise,
société, compagnie, holding ;
- Définir et faire la différence entre boutique,
magasin, enseigne ;
- ...
2.2.4.4 Les sorties éducatives
Afin de donner du sens aux apprentissages des fondamentaux, des sorties éducatives seront organisées
pour favoriser le contact direct avec l'environnement naturel ou culturel, avec des acteurs dans
leur
milieu de travail, avec des œuvres originales... Les sorties concourront ainsi à faire évoluer les
représentations des apprentissages scolaires en les confrontant avec la réalité.
Elles illustrent l'intérêt et la diversité des manières d'apprendre qui font une part prépondérante à l'activité des élèves sollicités aussi bien sur les plans social, moteur, sensible que cognitif. Elles peuvent être un moyen de découverte et de maîtrise de l'environnement. Le contact avec un milieu nouveau ou un lieu de culture, la rencontre de professionnels, l'étonnement et le dépaysement constituent des sources de questionnement et de comparaison, de stimulation de la curiosité. Le besoin de comprendre et de communiquer s'en trouve activé.
Les sorties scolaires favorisent le décloisonnement des enseignements, non seulement en créant une unité thématique mais aussi en mobilisant des savoirs et des savoir-faire constitutifs de disciplines différentes pour comprendre une situation complexe ou agir de manière appropriée dans un contexte inconnu.
Elles tendent à compenser les inégalités sociales et culturelles en permettant la découverte, par tous les enfants, d'autres modes de vie, de cultures différentes, contribuant ainsi à l'éducation à la citoyenneté.
Elles constituent enfin des occasions propices à l'apprentissage de la vie collective et à l'instauration de relations, entre adultes et enfants, différentes de celles de la classe. Les sorties sont des moments privilégiés pour une communication authentique avec des interlocuteurs variés.
Elles illustrent l'intérêt et la diversité des manières d'apprendre qui font une part prépondérante à l'activité des élèves sollicités aussi bien sur les plans social, moteur, sensible que cognitif. Elles peuvent être un moyen de découverte et de maîtrise de l'environnement. Le contact avec un milieu nouveau ou un lieu de culture, la rencontre de professionnels, l'étonnement et le dépaysement constituent des sources de questionnement et de comparaison, de stimulation de la curiosité. Le besoin de comprendre et de communiquer s'en trouve activé.
Les sorties scolaires favorisent le décloisonnement des enseignements, non seulement en créant une unité thématique mais aussi en mobilisant des savoirs et des savoir-faire constitutifs de disciplines différentes pour comprendre une situation complexe ou agir de manière appropriée dans un contexte inconnu.
Elles tendent à compenser les inégalités sociales et culturelles en permettant la découverte, par tous les enfants, d'autres modes de vie, de cultures différentes, contribuant ainsi à l'éducation à la citoyenneté.
Elles constituent enfin des occasions propices à l'apprentissage de la vie collective et à l'instauration de relations, entre adultes et enfants, différentes de celles de la classe. Les sorties sont des moments privilégiés pour une communication authentique avec des interlocuteurs variés.
Pour les élèves du primaire (excursion) (10 heures)
On organisera des excursions dans des endroits qui traiteront directement des enseignements qu’ils recevront. On privilégiera plus les lieux qui mettent en valeur la culture des apprentissages reçus : les usines, les musées, les chantiers de construction, les banques, les hôpitaux… On les expliquera concrètement les procédés en rapport avec les fondamentaux qu’ils ont appris en classe. Ces découvertes pourraient les motiver à se créer une vocation dès la bases, et ainsi développer leur sens de l’apprentissage pour qu’ils aient rapidement une projection sur leur avenir. L’objectif étant de les motiver à se concentrer en classe et maintenir leur assiduité.
Pour les élèves du collège (portes ouvertes en entreprise) (10 heures)
Pour les collégiens, on privilégiera des sorties portes ouvertes dans des entreprises. Puisqu’ils sont aux portes de leur choix de carrière, en collaboration avec le psychologue, on organisera des sorties particulières pour l’élève selon sa projection. Cette visite lui permettra de l’encourager dans sa formation scolaire, et ainsi lui démontrer que l’apprentissage des fondamentaux est inévitable pour qu’il puisse s’épanouir dans son choix de carrière. Et, qu’un bon apprentissage scolaire sera le prélude à des choix multiples dont il pourra avoir les compétences pour y faire face.
3. Conclusion
Dans la perspective de donner un coup de main au système scolaire, ce
document présente une proposition
qui vient en réponse à l’article premier du code l’éducation qui oblige l’Etat à contribuer à
l’égalité
des chances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite
scolaire
et éducative ; et ainsi de veiller à l’inclusion scolaire de tous les enfants sans aucune
distinction.
Un constat alarmant sur l’élargissement du fossé d’échec scolaire et éducatif, surtout dans les
zones
dites REP et REP+, pousse à réagir.
Afin de montrer une maîtrise de la situation, dans un premier temps, on a fait état de la situation de l’élève en difficulté scolaire (Rubique Psychologie de l'élève en difficulté scolaire (échec scolaire) ), de façon générale et non exhaustive. Dans cet examen, il en sort que les sources de difficulté scolaire, bien que le phénomène ait fait l’objet de beaucoup d’états généraux, sont bien définies mais les solutions ne sont pas proposées pour pallier au phénomène. Ce manque de solutions adéquates est très certainement dû à une barrière législative qui oblige les responsables d’établissement à mettre en place des dispositifs internes pour résoudre les problèmes de l’élève en difficulté, tout en exigeant que le dispositif doit prendre la forme du PPRE selon la définition qu’elle lui donne. Le constat met en exergue l’impossibilité de résoudre dans cette disposition la difficulté scolaire des élèves dans les REP, où la concentration des décrochages scolaires est plus forte ; dans la mesure où les établissements dans ces zones de la République manquent crucialement d’effectifs. Ce déficit de personnel provient des représentations que se font la majeure partie des Français sur ces "zones déchues de la République". Le constat a conduit à la conclusion selon laquelle, les institutions hors du système éducatif pourraient apporter la solution au problème, de façon temporaire en collaboration avec les établissements sous la supervision du chef d’établissement.
C’est dans cet ordre d’idée que dans un deuxième temps, un programme basé sur la théorie de différentiation pédagogique, à l’image des directives législatives et administratives (ministérielles), est proposé pour venir en aide aux élèves en difficulté scolaire afin de prévenir et ainsi éviter un éventuel décrochage ou échec scolaire. Loin de paraître comme un programme de soutien scolaire, c’est un programme basé à la fois sur le suivi psychologique et pédagogique de l’élève. L’objectif étant non seulement de le mettre au niveau de son programme scolaire mais aussi et surtout de galvaniser ses nouveaux acquis afin qu’il puisse rapidement se faire une projection, et le rendre plus aptes à aborder les programmes des disciplines à venir au cours de sa scolarité. C’est une « différentiation scolaire » qui est fondée sur la "vulgarisation des fondamentaux" afin que l’élève puisse transcender sa compréhension des connaissances qu’il devra recevoir au cours de son cursus scolaire. Il permettra non pas de faire de lui un génie mais de faire de lui une nouvelle personne qui aurait compris, on ne peut plus, le monde qui l’entoure, et qui donnera désormais un sens à son apprentissage scolaire.
C’est un programme qui s’étale sur un volume horaire moyen de 250 heures (soit une durée moyenne de trois mois). Son étalement au-delà ou en deçà de ce volume dépendra du degré de difficulté de l’élève, ou de sa réceptivité.
En outre, on espère que les chefs d’établissement se serviront des acquis de la loi en leur faveur et accepteront une collaboration dans le suivi de ces élèves hors des classes afin de promouvoir l’excellence de ces enfants et les diligenter vers un plan de carrière plus prometteur, car au cours de la période d’accompagnement, l’élève devra partager son assiduité scolaire avec les horaires de son accompagnement hors de la classe. Et ce, afin de maintenir la cohésion avec son programme de scolarité ordinaire.
En outre, il ne sera pas donné de prendre en charge toutes les difficultés scolaires car l’examen de la situation montre que les caractéristiques de la difficulté scolaire sont très diverses et variées. Par conséquent, dans ce programme, ne seront pris en stage d’accompagnement que des élèves assidus en classe et qui n’ont pas de problèmes santé (physique ou mentale) particuliers, et qui ont de sérieuses difficultés d’ordre cognitif et de concentration. Pour ce qui concerne les autres, il existe d’ores et déjà des dispositifs mis en place selon la loi pour leur accompagnement.
Afin de montrer une maîtrise de la situation, dans un premier temps, on a fait état de la situation de l’élève en difficulté scolaire (Rubique Psychologie de l'élève en difficulté scolaire (échec scolaire) ), de façon générale et non exhaustive. Dans cet examen, il en sort que les sources de difficulté scolaire, bien que le phénomène ait fait l’objet de beaucoup d’états généraux, sont bien définies mais les solutions ne sont pas proposées pour pallier au phénomène. Ce manque de solutions adéquates est très certainement dû à une barrière législative qui oblige les responsables d’établissement à mettre en place des dispositifs internes pour résoudre les problèmes de l’élève en difficulté, tout en exigeant que le dispositif doit prendre la forme du PPRE selon la définition qu’elle lui donne. Le constat met en exergue l’impossibilité de résoudre dans cette disposition la difficulté scolaire des élèves dans les REP, où la concentration des décrochages scolaires est plus forte ; dans la mesure où les établissements dans ces zones de la République manquent crucialement d’effectifs. Ce déficit de personnel provient des représentations que se font la majeure partie des Français sur ces "zones déchues de la République". Le constat a conduit à la conclusion selon laquelle, les institutions hors du système éducatif pourraient apporter la solution au problème, de façon temporaire en collaboration avec les établissements sous la supervision du chef d’établissement.
C’est dans cet ordre d’idée que dans un deuxième temps, un programme basé sur la théorie de différentiation pédagogique, à l’image des directives législatives et administratives (ministérielles), est proposé pour venir en aide aux élèves en difficulté scolaire afin de prévenir et ainsi éviter un éventuel décrochage ou échec scolaire. Loin de paraître comme un programme de soutien scolaire, c’est un programme basé à la fois sur le suivi psychologique et pédagogique de l’élève. L’objectif étant non seulement de le mettre au niveau de son programme scolaire mais aussi et surtout de galvaniser ses nouveaux acquis afin qu’il puisse rapidement se faire une projection, et le rendre plus aptes à aborder les programmes des disciplines à venir au cours de sa scolarité. C’est une « différentiation scolaire » qui est fondée sur la "vulgarisation des fondamentaux" afin que l’élève puisse transcender sa compréhension des connaissances qu’il devra recevoir au cours de son cursus scolaire. Il permettra non pas de faire de lui un génie mais de faire de lui une nouvelle personne qui aurait compris, on ne peut plus, le monde qui l’entoure, et qui donnera désormais un sens à son apprentissage scolaire.
C’est un programme qui s’étale sur un volume horaire moyen de 250 heures (soit une durée moyenne de trois mois). Son étalement au-delà ou en deçà de ce volume dépendra du degré de difficulté de l’élève, ou de sa réceptivité.
En outre, on espère que les chefs d’établissement se serviront des acquis de la loi en leur faveur et accepteront une collaboration dans le suivi de ces élèves hors des classes afin de promouvoir l’excellence de ces enfants et les diligenter vers un plan de carrière plus prometteur, car au cours de la période d’accompagnement, l’élève devra partager son assiduité scolaire avec les horaires de son accompagnement hors de la classe. Et ce, afin de maintenir la cohésion avec son programme de scolarité ordinaire.
En outre, il ne sera pas donné de prendre en charge toutes les difficultés scolaires car l’examen de la situation montre que les caractéristiques de la difficulté scolaire sont très diverses et variées. Par conséquent, dans ce programme, ne seront pris en stage d’accompagnement que des élèves assidus en classe et qui n’ont pas de problèmes santé (physique ou mentale) particuliers, et qui ont de sérieuses difficultés d’ordre cognitif et de concentration. Pour ce qui concerne les autres, il existe d’ores et déjà des dispositifs mis en place selon la loi pour leur accompagnement.